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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

6 octobre 2026 · Fiscalité et charges

Arnona sur bien indivis : le locataire refuse de payer en Israël


La arnona est une dette fiscale attachée à la propriété, non à l’occupant. Si le bail ne la mentionne pas explicitement, elle reste à la charge du propriétaire, même en indivision. Le locataire n’a aucune obligation légale de la payer. En cas de blocage entre héritiers, la mairie facture le bien entier, créant un risque de saisie si l’impayé persiste. La solution réside dans la régularisation du tabou et un accord écrit entre co-indivisaires.

La arnona : une dette qui suit le bien, pas le locataire

La arnona est la taxe municipale d’habitation, perçue par la mairie de Netanya. Elle finance les services publics locaux : entretien des rues, collecte des déchets, espaces verts. Ce n’est pas une charge de copropriété. Les vaad bayit concernent l’entretien de l’immeuble (ascenseur, façade, parties communes), tandis que la arnona concerne l’occupation du sol et les services municipaux.

La mairie identifie le redevable via le tabou, le registre foncier. Elle facture la personne ou l’entité inscrite comme propriétaire. Peu importe qui habite réellement l’appartement. Si le bien est loué, la mairie n’en a cure. Elle envoie le relevé au nom inscrit au tabou.

En France, la taxe d’habitation peut être transférée au locataire sous conditions. En Israël, la logique est différente. La arnona est une obligation fiscale du propriétaire. Le locataire n’est redevable que s’il a contractuellement accepté de la payer. Sans clause explicite dans le bail, il n’a aucune obligation légale de s’en acquitter.

Cette distinction est cruciale pour les propriétaires francophones. Beaucoup pensent que, puisque le locataire utilise l’appartement, il doit payer les taxes locales. Ce n’est pas le cas. La relation fiscale est verticale : entre la mairie et le propriétaire. La relation contractuelle est horizontale : entre le propriétaire et le locataire. Si le bail est silencieux sur la arnona, le propriétaire doit payer. Il ne peut pas se retourner contre le locataire pour un impayé de taxe municipale, sauf s’il a prouvé un accord verbal ou écrit postérieur.

Notre équipe vérifie systématiquement cette clause lors de la signature. Si elle est absente, nous recommandons de la compléter par avenant ou de prévoir un mécanisme de remboursement. Ignorer ce point expose le propriétaire à un impayé qu’il ne pourra pas recouvrer facilement.

Indivision et tsav yerusha : le blocage administratif

Quand un propriétaire décède, ses héritiers deviennent co-propriétaires en indivision. Tant que le tsav yerusha, l’ordonnance de succession délivrée par le tribunal de la famille, n’est pas obtenu, la situation est floue. Les héritiers ne peuvent pas agir séparément sur le bien. Ils doivent agir ensemble.

La mairie de Netanya exige souvent la signature de tous les héritiers pour modifier la facturation. Si l’un d’eux refuse de signer, ou s’il est introuvable, la mairie continue de facturer le bien entier. Elle ne peut pas diviser la arnona en parts distinctes sans accord unanime.

Cas concret : trois héritiers héritent d’un appartement à Netanya. L’un souhaite louer sa part. Les deux autres refusent de louer le bien. Le premier héritier veut récupérer les factures de arnona pour les déduire de son loyer, mais les autres héritiers refusent de coopérer pour obtenir les relevés. La mairie n’envoie qu’un seul relevé au nom de l’indivision. Si un héritier ne reçoit pas de courrier, il ne peut pas prouver qu’il a été informé.

Sans tsav yerusha, les héritiers ne peuvent pas vendre, louer officiellement, ni modifier les données du tabou. Le blocage administratif est total. La mairie considère l’indivision comme une entité unique. Si la arnona n’est pas payée, elle peut engager des poursuites contre le bien entier, indépendamment de la part de chaque héritier.

Nous conseillons d’obtenir le tsav yerusha rapidement. C’est la clé pour débloquer la situation. Une fois l’ordonnance obtenue, les héritiers peuvent demander à la mairie de clarifier la répartition des charges. Sans ce document, toute négociation est vaine. Le tribunal de la famille est la seule autorité compétente pour trancher les litiges entre héritiers sur la gestion du bien.

Le silence du bail : ce que dit la loi quand le contrat est vague

La plupart des baux israéliens standard mentionnent les charges locatives. Ils précisent que le locataire paie les vaad bayit, l’électricité, l’eau, le téléphone. Mais la arnona est souvent omise. Les propriétaires pensent que c’est implicite. Ce n’est pas le cas.

La jurisprudence israélienne est claire : en l’absence de clause explicite, la arnona reste à la charge du bailleur. Le locataire ne peut pas être contraint de payer une taxe qu’il n’a pas acceptée par écrit. La loi protège le locataire contre les charges non contractuelles.

Cette position diffère de certains pays où la taxe suit l’occupant. En Israël, le lien est fiscal et propriétaire. La mairie s’adresse au propriétaire. Le bailleur ne peut pas se retourner contre le locataire pour un impayé de arnona si le bail ne le prévoit pas.

Si le bail est vague, la solution est de le compléter. Un avenant écrit, signé par les deux parties, peut transférer la charge. Cet avenant doit être précis : il doit mentionner le montant, la périodicité, et le mécanisme de paiement. Un simple accord verbal ne suffit pas. En cas de litige, seul l’écrit fait foi.

Nous vérifions systématiquement cette clause lors de la signature. Si elle est absente, nous recommandons de la compléter par avenant ou de prévoir un mécanisme de remboursement. Ignorer ce point expose le propriétaire à un impayé qu’il ne pourra pas recouvrer facilement.

Stratégie de recouvrement : le shtar ’hov et la pression légale

Le shtar ’hov est un billet à ordre, une reconnaissance de dette signée par le locataire et son garant. Il sécurise les impayés courants : loyer, charges, pénalités. Mais il ne couvre pas la arnona si celle-ci n’est pas prévue dans le bail.

Si le bail transfère la arnona au locataire, celui-ci peut être tenu de payer. En cas d’impayé, le propriétaire peut invoquer le shtar ’hov pour obtenir un jugement rapide. Le shtar ’hov permet d’obtenir une exécution forcée sans procès long.

Si le bail ne mentionne pas la arnona, le shtar ’hov ne sert à rien pour cette charge. Le propriétaire doit payer la taxe lui-même. Il ne peut pas recouvrer ce montant auprès du locataire.

La stratégie consiste alors à payer la arnona pour éviter les pénalités et la saisie. Ensuite, le propriétaire peut engager une action en remboursement contre les co-indivisaires, s’ils ont refusé de payer leur part. Mais cette action est complexe et coûteuse.

Nous recommandons d’envoyer une mise en demeure via un avocat. Cette démarche formalise la demande de paiement et crée une trace juridique. Si le locataire ou les co-indivisaires refusent de payer, la mise en demeure est une preuve de bonne foi. Elle peut accélérer le processus judiciaire.

Régularisation fiscale : négocier avec la mairie de Netanya

La mairie de Netanya peut accorder des remises de pénalités en cas de retard lié à l’indivision. Il faut en faire la demande par écrit. Il faut expliquer la situation : succession non clôturée, héritiers en désaccord, etc.

Le reshut ha-misim, l’administration fiscale israélienne, est impliqué si la arnona impacte l’imposition sur le revenu locatif. La arnona est déductible des revenus locatifs. Si elle n’est pas payée, elle ne peut pas être déduite. Le propriétaire perd une déduction fiscale.

La procédure pour mettre à jour les données du tabou est longue. Il faut obtenir le tsav yerusha, puis demander la modification du tabou. La mairie ne peut pas modifier la facturation sans cette mise à jour.

Nous accompagnons nos clients dans ces démarches. Nous rédigeons les lettres de demande de remise, nous gérons les échanges avec la mairie et le reshut ha-misim. Cette régularisation est essentielle pour éviter les pénalités cumulatives.

Co-indivision : répartir la charge entre héritiers

Les héritiers doivent établir un accord écrit pour le paiement des charges courantes, y compris la arnona. Cet accord doit préciser la part de chaque héritier, le mécanisme de paiement, et les conséquences en cas de défaut.

Si un héritier refuse de payer sa part, la mairie peut saisir le bien entier. La arnona est une dette du bien, pas des personnes. La mairie n’a pas à distinguer les parts. Elle saisit le bien pour recouvrer la totalité de la dette.

L’utilisation d’un arev (garant) dans les accords internes peut sécuriser le paiement. Chaque héritier peut fournir un garant pour sa part. Si l’un d’eux ne paie pas, le garant est tenu de payer. Cet accord est opposable aux tiers.

Nous recommandons de formaliser cet accord par un acte notarié. Il doit être enregistré au tabou. Sans enregistrement, il n’est pas opposable à la mairie. La mairie ne reconnaît que les documents enregistrés.

Tableau récapitulatif : qui paie quoi ?

Charge Redevable légal Transférable au locataire ? En cas d’indivision
arnona Propriétaire (inscrit au tabou) Oui, si clause explicite Partagé entre héritiers, mais dette du bien
vaad bayit Propriétaire Oui, si clause explicite Partagé entre héritiers
Loyer Locataire Non Partagé entre héritiers
Électricité/Eau Locataire (si contrat au nom du locataire) Oui, si contrat au nom du locataire Partagé entre héritiers

Cas pratique : le locataire refuse de payer la arnona

Un propriétaire à Netanya loue son appartement. Le bail ne mentionne pas la arnona. Le locataire refuse de payer. Le propriétaire paie la arnona pour éviter les pénalités. Il demande au locataire de le rembourser. Le locataire refuse.

Le propriétaire ne peut pas saisir le locataire pour cette somme. Le bail ne le prévoit pas. Il doit payer. Il peut engager une action en responsabilité contre le locataire, mais les chances de succès sont faibles.

La solution est de compléter le bail par avenant. Cet avenant transfère la charge au locataire. Il est signé par les deux parties. Il est enregistré. Désormais, le locataire est tenu de payer.

Si le bien est en indivision, le propriétaire doit d’abord obtenir l’accord des autres héritiers. Sans accord unanime, il ne peut pas modifier le bail. Il doit négocier avec les autres héritiers.

Nous gérons cette situation quotidiennement. Nous rédigeons les avenants, nous négocions avec les locataires et les héritiers. Notre objectif est de sécuriser les revenus et d’éviter les impayés.

Pour aller plus loin : notre gestion locative, Locataire qui refuse de payer l’héritier en Israël, Locataire refuse de partir : expulser après décès en Israël.

Si votre bien est en indivision et que la arnona est impayée, contactez-nous immédiatement. Nous pouvons obtenir le tsav yerusha, négocier avec la mairie de Netanya, et rédiger un accord entre héritiers. Agir vite évite les pénalités et la saisie du bien.

GII, Gestion Immobilière en Israël

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