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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

12 septembre 2026 · Location et bail

Certificat de propriété et succession en Israël : les étapes clés


Pour obtenir un certificat de propriété après un décès en Israël, vous devez d’abord obtenir un tsav yerusha ou une ordonnance de partage auprès du tribunal de la famille. Ce document juridique est le seul titre permettant de prouver votre qualité d’héritier auprès des autorités. Une fois ce document en votre possession, vous devez l’utiliser pour mettre à jour l’inscription du bien au tabou afin de régulariser la propriété à votre nom.

L’identification du régime de propriété au tabou après le décès

La première étape consiste à vérifier l’état actuel de l’inscription du bien. En Israël, la nature du titre de propriété détermine l’autorité auprès de laquelle vous devez agir. Nous vérifions systématiquement si le bien est inscrit au registre foncier national (le tabou) ou s’il relève d’un registre de l’administration (comme le registre des terres de l’État ou des autorités de l’aviation civile). Cette distinction est capitale car la procédure de transfert ne sera pas identique selon le registre.

Nous procédons à l’extraction d’un extrait de propriété récent pour identifier les éléments suivants :

  • Les noms des propriétaires actuels et la nature de leur droit (pleine propriété ou simple droit de jouissance).
  • L’existence d’éventuelles sûretés, comme une hypothèque, qui grevent le bien et qui devront être gérées lors de la succession.
  • Les éventuelles limitations d’usage ou servitudes inscrites sur le titre.

Il arrive que le défunt ne soit pas propriétaire en pleine propriété, mais détienne uniquement un droit d’usage. Dans ce cas, la succession ne porte pas sur la propriété du bâti, mais sur le droit de jouissance, ce qui modifie radicalement la procédure de transfert de titre de propriété et succession en Israël. L’analyse du document du tabou permet de définir si vous agissez pour un actif immobilier complet ou pour un droit temporaire.

L’obtention du tsav yerusha ou de l’ordonnance de partage

Le tribunal de la famille est l’institution centrale pour régler la transmission des biens. La procédure dépend de l’existence ou non d’un tzava’a. Si le défunt a laissé un testament, la procédure est plus complexe et nécessite de prouver la validité de ce dernier. Si aucun testament n’existe, la loi définit l’ordre des héritiers, et vous devez solliciter un tsav yerusha.

Nous distinguons deux voies principales :

  1. La procédure de tsav yerusha : elle s’applique en l’absence de testament. Le tribunal vérifie la filiation et l’absence de contestation avant de délivrer l’ordonnance de succession.
  2. La procédure liée au tzava’a : elle suit les volontés exprimées par le défunt, mais nécessite une vérification judiciaire pour s’assurer que les parts respectent les règles de base du droit israélien.

Le dépôt de la demande nécessite la présentation de l’acte de décès et des preuves de filiation (actes de naissance, etc.). Un point de vigilance majeur concerne les délais d’attente. Le tribunal publie une annonce pour permettre d’éventuelles oppositions. Vous ne pouvez pas procéder à l’inscription au registre foncier tant que ce délai de publication n’est pas expiré et que l’ordonnance n’est pas officiellement délivrée. Pour comprendre l’impact de ce document sur vos finances, consultez notre article sur le Compte bancaire et succession en Israël : le rôle du tsav yerusha.

L’inscription des héritiers au registre foncier : la mise à jour du tabou

L’obtention de l’ordonnance de succession ne suffit pas à vous rendre officiellement propriétaire vis-à-vis des tiers. Vous devez effectuer la démarche d’inscription auprès du bureau du cadastre. Cette étape transforme un droit théorique (celui de l’héritier) en un droit réel et opposable (celui du propriétaire inscrit).

Pour cette mise à jour, nous présentons au bureau du cadastre :

  • L’ordonnance de succession originale (ou une copie certifiée conforme par le tribunal).
  • Les copies certifiées des teoudat zeout de tous les héritiers concernés.
  • Le paiement des taxes de registre applicables.

Contrairement au système français, où l’attestation immobilière notariée permet souvent de prouver la propriété de manière simplifiée pour les actes courants, le système israélien exige une mise à jour directe et rigoureuse au tabou. Sans cette inscription, vous ne pourrez pas acheter ou vendre en Israël en toute légalité, car aucun acheteur ne pourra obtenir un titre de propriété sain sans que la chaîne de succession ne soit complète et inscrite au registre.

Élément Procédure en Israël Point de vigilance
Preuve de propriété Inscription au tabou L’absence d’inscription bloque toute transaction.
Document de base tsav yerusha Doit être définitif et non contesté.
Identification teoudat zeout Doit être valide et correspondre aux noms du tribunal.

La gestion des charges et taxes durant la période de transition

La période entre le décès et l’inscription effective des héritiers peut durer plusieurs mois. Durant cet intervalle, l’appartement reste une entité juridique qui génère des obligations financières. Le fait que la propriété soit en indivision ne suspend pas les charges de l’immeuble ou les taxes locales.

Nous listons les charges qu’il convient de surveiller pour éviter toute accumulation de dettes :

  • L’ arnona : la taxe municipale doit être payée régulièrement. Une interruption de paiement entraîne des pénalités de retard et peut mener à des saisies par la municipalité, même sur un bien en succession.
  • Les vaad bayit : les charges de copropriété sont dues pour l’entretien des parties communes. Un défaut de paiement peut dégrader les relations avec le voisinage ou l’immeuble.
  • L’entretien technique : il convient de faire vérifier l’état du mazgan (climatiseur) et du doud shemesh (chauffe-eau solaire). Un dysfonctionnement de ces équipements durant la période de transition peut entraîner des dommages plus coûteux à réparer ultérieurement.

Si le bien est occupé par un locataire, les charges de l’immeuble et la taxe municipale doivent être gérées avec précision pour ne pas entacher la gestion de l’actif avant sa redistribution ou sa vente.

L’impact de la succession sur la fiscalité immobilière : mas shevach et mas hachnasa

La succession déclenche des obligations fiscales auprès de la reshut ha-misim. Il ne faut pas confondre l’impôt sur la succession (qui n’existe pas sous cette forme en Israël) avec les impôts liés à la détention et à la transmission de l’actif.

Le premier point concerne le mas shevach (impôt sur la plus-value). Pour calculer la plus-value lors d’une vente ultérieure, la base de calcul ne sera pas le prix d’achat initial par le défunt, mais la valeur du bien au moment du décès. Cette valeur doit être établie avec précision pour éviter une taxation excessive lors de la revente. Nous conseillons de conserver tout document permettant d’attester de cette valeur de référence.

Le second point concerne le mas hachnasa (impôt sur le revenu). Si l’appartement est mis en location pendant la période de succession, les revenus générés doivent être déclarés. Les héritiers, même résidant à l’étranger, sont redevables de cet impôt sur les revenus de source israélienne. La gestion de ces déclarations est complexe, surtout lorsque les héritiers ne sont pas soumis au régime fiscal israélien, car il faut coordonner les obligations auprès de la reshut ha-misim et de leur administration fiscale locale.

La sécurisation des revenus locatifs en cas d’indivision successorale

Lorsqu’un bien est en indivision, la gestion locative devient un défi administratif. Plusieurs héritiers peuvent avoir des avis divergents sur le choix du locataire ou sur le montant du loyer. Pour éviter le blocage de l’actif, une organisation rigoureuse est nécessaire.

Pour sécuriser la gestion, nous recommandons les mesures suivantes :

  • Désigner un mandataire : les héritiers peuvent voter pour désigner une personne ou une société pour signer les baux et gérer les litiges, évitant ainsi de solliciter la signature de chaque co-indivisaire pour chaque acte de gestion.
  • Exiger un shtar ’hov : lors de la signature du bail, nous faisons signer ce billet à ordre par le locataire. Cela constitue une reconnaissance de dette qui sécurise le paiement des loyers sans pour autant être une assurance.
  • Identifier un arev : nous vérifions la solidité du garant (l’ arev) pour couvrir les risques de défaut de paiement, ce qui est d’autant plus crucial lorsque la propriété est partagée entre plusieurs personnes n’ayant pas les mêmes intérêts immédiats.

Une fois la succession réglée et le titre de propriété mis à jour, un nouveau cycle commence : celui de la gestion quotidienne. La réception des clés, la recherche d’un locataire fiable, la gestion des urgences techniques un vendredi après-midi ou la résolution des conflits de voisinage sont des tâches qui ne s’improvisent pas. Pour déléguer ces responsabilités et vous concentrer sur la gestion de votre patrimoine, vous pouvez faire appel à notre gestion locative.

Avant d’engager des frais de procédure, demandez toujours une copie de l’extrait de propriété au tabou. Cela vous permettra de confirmer l’identité exacte du propriétaire et de vérifier si des procédures de succession sont déjà en cours ou si des dettes hypothécaires pourraient entraver la transmission du bien.

GII, Gestion Immobilière en Israël

Gestion locative en Israël pour propriétaires francophones. Bureaux à Netanya, 26 Dizengoff. Une question sur votre bien ? Écrivez-nous.

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