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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

3 septembre 2026 · Fiscalité et charges

Déclarer ses revenus locatifs en Israël


Un propriétaire résidant en France qui perçoit des loyers d’un appartement situé à Netanya fait face à deux administrations fiscales distinctes. L’absence de résidence fiscale en Israël ne dispense pas de l’obligation de déclarer les revenus générés sur le territoire israélien. Une erreur de classification des charges ou une mauvaise application de la convention fiscale peut entraîner des redressements dans les deux pays.

Reponse rapide : Les revenus locatifs en Israël sont imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Les résidents doivent déclarer ces revenus via le formulaire 101 auprès de l’Autorité des Impôts, en déduisant les charges déductibles autorisées par la loi.

La distinction entre résidence fiscale et source de revenu en Israël

L’administration fiscale israélienne applique le principe de la territorialité. Même si vous ne résidez pas en Israël, tout revenu provenant d’un bien immobilier situé sur le territoire est imposable en Israël. Votre statut de non-résident détermine le taux d’imposition qui s’applique à vos revenus locatifs bruts.

Le fisc israélien distingue deux types d’impositions qui ne doivent pas être confondues. La première concerne le revenu courant issu de la location. La seconde concerne l’impôt sur la plus-value lors de la revente du bien, souvent appelé impôt sur la taxe de vente immobilière. Le calcul de la plus-value repose sur la différence entre le prix d’acquisition enregistré au tabou et le prix de vente final, après déduction des frais d’acquisition.

  • La source du revenu est territoriale : l’emplacement de l’immeuble prime sur votre domicile habituel.
  • Le statut de non-résident : il définit les modalités de calcul de l’impôt sur le revenu locatif.
  • La distinction fiscale : l’imposition sur le loyer annuel est un flux de revenus, tandis que l’impôt sur la plus-value est une imposition sur le capital lors de la cession.

Le calcul de la base imposable et les déductions admises

Pour déterminer le montant sur lequel l’impôt sera calculé, vous devez soustraire les charges d’exploitation du revenu brut perçu. En Israël, seules les dépenses directement liées à la production du revenu et justifiées par des factures locales sont acceptées.

Nous vérifions la conformité des factures pour les charges suivantes :

Type de charge Description et conditions de déduction
vaad bayit Charges de copropriété de l’immeuble, à condition qu’elles soient à la charge du propriétaire dans le contrat.
arnona Taxe municipale d’habitation, si le contrat stipule que le propriétaire la supporte.
Maintenance technique Réparations liées au mazgan ou au doud shemesh, indispensables au maintien de la valeur locative.
Frais de gestion Honoraires versés à une société pour la gestion de l’immeuble et la perception des loyers.

L’entretien des équipements est une composante majeure de la gestion. Un mazgan en location : entretien, pannes et responsabilités nécessite un suivi régulier pour éviter une dégradation du bien. De même, le bon fonctionnement du doud shemesh est un point de contrôle lors des visites techniques. Pour garantir la conformité de ces dépenses, nous collectons les factures originales émises par les prestataires locaux.

Si vous souhaitez préparer votre bien avant la mise en location, consultez notre guide sur Rénover pour louer en Israël : les équipements clés pour votre bien.

L’obligation de déclaration auprès de l’administration fiscale israélienne

Le non-résident doit effectuer une déclaration annuelle auprès de l’administration fiscale. Cette procédure consiste à présenter un rapport détaillé des revenus perçus et des dépenses déductibles sur l’année civile écoulée.

La gestion des justificatifs est l’étape la plus complexe. Chaque dépense, de la réparation d’une fuite dans le mamad à la maintenance de la climatisation, doit être appuyée par une facture conforme aux normes israéliennes. Sans ces documents, le fisc rejettera la déduction et imposera le revenu brut sans aucune abattement.

Il existe une différence majeure entre la déclaration de revenus et la gestion des retenues à la source. Dans certains cas, des retenues peuvent être opérées directement sur les flux financiers, mais la déclaration annuelle reste l’unique moyen de régulariser votre situation et de faire valoir vos déductions réelles.

Éviter la double imposition avec la France

La France et Israël sont liés par une convention fiscale visant à éviter qu’un même revenu ne soit imposé deux fois. Pour un propriétaire résidant en France, le revenu locatif israélien doit être déclaré en France, mais la convention prévoit un mécanisme pour compenser l’impôt déjà payé en Israël.

Le mécanisme de crédit d’impôt permet de déduire le montant de l’impôt payé en Israël de l’impôt dû en France sur ces mêmes revenus. Pour appliquer ce mécanisme, l’administration fiscale française exige des preuves irréfutables du paiement de l’impôt en Israël. Nous fournissons les documents officiels émis par l’administration fiscale pour justifier de ces paiements.

La convention fiscale détermine quel pays a la priorité pour imposer le revenu. En règle générale, l’immeuble est imposé dans le pays où il se situe, et le pays de résidence accorde un crédit pour éviter la double taxation. Pour une gestion sereine de vos obligations, vous pouvez vous appuyer sur notre gestion locative qui assure le suivi des flux et de la documentation locale.

La documentation nécessaire pour justifier les flux financiers

La traçabilité est l’unique défense en cas d’audit fiscal. Vous devez conserver l’intégralité des documents prouvant la légalité de la transaction et le montant des revenus perçus.

Nous procédons à l’archivage numérique des documents suivants :

  1. Le contrat de bail signé, incluant la mention du contrat de location remis par le locataire.
  2. Les preuves de réception des loyers, qu’il s’agisse de virements bancaires ou de chèques.
  3. Les relevés bancaires montrant le transfert des fonds depuis Israël vers votre compte en France.
  4. Les factures de toutes les interventions techniques sur le bien.

Le suivi des écritures bancaires est crucial, notamment pour les virements internationaux. Les banques appliquent des taux de change qui peuvent varier ; il est donc nécessaire de conserver les avis de transfert pour justifier le montant exact converti en euros lors de votre déclaration de revenus en France.

Pour toute déclaration, ne vous basez pas sur des estimations de loyers. Utilisez les montants exacts figurant sur vos relevés bancaires israéliens et les factures de vos prestataires locaux. La précision des documents justificatifs est le seul moyen de garantir l’application correcte de la convention fiscale franco-israélienne.

Questions frequentes

Quel formulaire utiliser pour déclarer ses loyers ?

Les résidents fiscaux en Israël doivent remplir le formulaire 101 pour déclarer leurs revenus locatifs annuels. Ce document permet de détailler les recettes et les dépenses éligibles à la déduction fiscale. Il est recommandé de conserver les justificatifs des charges pour appuyer sa déclaration.

Quelles dépenses locatives sont déductibles ?

Les charges directement liées à la location, telles que les frais d’entretien, les impôts locaux sur la propriété et certaines assurances, peuvent être déduits du revenu brut. La déduction des intérêts d’emprunt est également possible sous certaines conditions légales. Il est essentiel de vérifier les taux de déduction en vigueur auprès de l’administration fiscale.

La location meublée est-elle imposée différemment ?

La nature de la location, qu’elle soit vide ou meublée, n’exonère pas de l’impôt sur le revenu pour les résidents. Toutefois, le régime fiscal peut varier selon la durée de la location et le type de bien. Les locations saisonnières courtes peuvent parfois relever de régimes spécifiques ou de micro-entrepreneuriat, nécessitant une analyse au cas par cas.

Comment optimiser sa fiscalité locative en Israël ?

L’optimisation passe par la bonne identification des charges déductibles et le choix du bon régime de déclaration. Certaines structures juridiques ou régimes spéciaux peuvent s’appliquer aux investisseurs avertis. Il est vivement conseillé de consulter un comptable agréé local pour adapter la stratégie fiscale à votre situation personnelle.

GII, Gestion Immobilière en Israël

Gestion locative en Israël pour propriétaires francophones. Bureaux à Netanya, 26 Dizengoff. Une question sur votre bien ? Écrivez-nous.

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