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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

19 octobre 2026 · Fiscalité et charges

Dettes d’électricité et gaz : le locataire quitte avant terme en Israël


Lorsqu’un locataire quitte son appartement à Netanya avant le terme du bail, les dettes d’électricité et de gaz restent exigibles. Le propriétaire doit d’abord vérifier si le contrat d’énergie est à son nom ou à celui du locataire, puis recouvrer les sommes dues via la shtar ‘hov ou une procédure judiciaire. Les factures impayées s’ajoutent aux loyers dus et peuvent être prélevées sur la caution bancaire, mais uniquement après identification précise de la dette auprès du fournisseur officiel.

Identifier le fournisseur et le contrat au nom du locataire

La première étape est de déterminer qui est le titulaire légal du contrat d’énergie. En Israël, la facturation directe est la norme. Le bail doit préciser si le locataire est responsable de la souscription et du paiement du contrat d’électricité et de gaz. Si le bail est silencieux, le contrat reste généralement au nom du propriétaire, ce qui complique le recouvrement direct auprès du locataire pour les seules dettes de services.

  • Vérifier si le bail a transféré la responsabilité du contrat d’électricité (Beit Leumi ou alternatives) au locataire ou s’il reste au nom du bailleur.
  • Distinguer la facturation de l’électricité de la arnona (taxe municipale) et du vaad bayit (charges de copropriété), qui ne concernent pas les dettes d’énergie.
  • Consulter le registre des comptes pour confirmer le nom du titulaire légal avant d’engager une procédure de recouvrement.

Si le contrat est au nom du propriétaire, ce dernier doit demander au fournisseur de transférer le compte au nom du locataire rétroactivement, ou de clôturer le contrat à la date de départ. Le fournisseur émettra alors une facture finale de solde. Si le locataire refuse de signer un accord de transfert, le propriétaire doit conserver les preuves de sa demande. Il ne peut pas simplement déduire ces sommes du loyer sans accord écrit, car cela pourrait être contesté. La distinction entre les dettes de services et les charges de copropriété est cruciale : les dettes d’énergie sont des créances privées, tandis que le vaad bayit relève du droit de la copropriété. Une confusion ici rend le recouvrement plus lent. Nous vérifions systématiquement la titularité du compte auprès du fournisseur avant d’adresser toute mise en demeure.

Le mécanisme de la shtar ‘hov en cas de départ anticipé

La shtar ‘hov est un document central dans la location en Israël. Il s’agit d’une reconnaissance de dette signée par le locataire et, souvent, par un arev (garant). Ce document couvre les loyers impayés, mais aussi les dettes de services comme l’électricité et le gaz, si le bail le prévoit. Ce n’est pas une assurance, mais un titre de créance. En cas de résiliation unilatérale sans préavis légal, la shtar ‘hov s’active pour couvrir les pertes subies par le propriétaire, y compris les frais d’énergie dus jusqu’à la remise des clés.

  • Expliquer que la shtar ‘hov est une reconnaissance de dette signée à l’entrée, couvrant les loyers et les dettes de services impayés.
  • Préciser que ce document n’est pas une assurance, mais une obligation de paiement directe qui s’active en cas de résiliation unilatérale sans préavis légal.
  • Détaler la procédure de mise en demeure avant de transformer cette reconnaissance de dette en titre exécutoire via le tribunal.

Pour recouvrer les dettes d’énergie, il faut d’abord envoyer une mise en demeure formelle au locataire et au garant. Cette lettre doit détailler les montants dus, avec les justificatifs des factures. Si le locataire ne paie pas dans le délai imparti, la shtar ‘hov peut être présentée au tribunal comme preuve de la dette. Le tribunal de district peut alors ordonner le paiement. Si le garant a signé la shtar ‘hov, il est solidairement responsable. Cela signifie que le propriétaire peut saisir les biens du garant sans attendre l’épuisement des poursuites contre le locataire. Cette sécurité juridique est une différence majeure avec la France, où les cautions sont souvent limitées et moins faciles à actionner. Nous utilisons ce mécanisme pour sécuriser le recouvrement des dettes de services.

Calcul des factures impayées et indexation sur le coût de la vie

Le calcul des dettes d’énergie repose sur les relevés officiels des compteurs, non sur des estimations. Le fournisseur d’électricité et de gaz fournit les factures détaillées. Le propriétaire doit vérifier que les montants correspondent à la période d’occupation du locataire. En cas de départ avant terme, la dette couvre la période entre la date de départ et la date de remise des clés, ou jusqu’à la relocation si le bail le prévoit.

  • Méthode de calcul des arriérés d’électricité et de gaz sur la base des relevés de compteurs officiels du fournisseur, non des estimations du propriétaire.
  • Application de l’indexation sur l’indice du coût de la vie pour les sommes dues depuis la date d’échéance, conformément aux pratiques bancaires israéliennes.
  • Différence avec la France : absence de facturation forfaitaire ; le paiement est strictement lié à la consommation réelle ou au contrat de fourniture en cours.

Les dettes échues sont indexées sur l’indice du coût de la vie. Cette indexation s’applique aux sommes impayées depuis la date d’échéance. Elle augmente le montant dû au fil du temps, ce qui compense l’inflation. En France, les dettes de services ne sont pas indexées de la même manière, ce qui rend le recouvrement plus simple mais moins protecteur pour le créancier. Ici, le propriétaire doit calculer l’indexation pour chaque tranche de dette. Par exemple, une facture d’électricité impayée depuis six mois sera majorée selon l’évolution de l’indice. Cette méthode est standard dans les pratiques bancaires israéliennes. Il ne faut pas négliger cette composante, car elle peut représenter une part significative de la dette totale. Nous calculons cette indexation pour chaque dossier de recouvrement afin d’assurer l’intégralité de la créance.

Rôle de la reshut ha-misim et des impôts locaux

Les dettes d’électricité et de gaz ne sont pas dues à la reshut ha-misim (administration fiscale). Ce sont des créances privées, dues directement au fournisseur d’énergie. Il ne faut pas confondre ces dettes avec les impôts locaux. La arnona est une taxe municipale d’habitation, payée à la mairie. Elle reste à la charge du propriétaire, même si le locataire est parti, sauf si le bail prévoit un remboursement. Le vaad bayit (charges de copropriété) est une autre catégorie de dépenses, liée à la gestion de l’immeuble.

  • Clarifier que les dettes d’électricité ne sont pas dues à la reshut ha-misim (administration fiscale), mais directement au fournisseur d’énergie.
  • Vérifier l’absence de lien entre le (taxe d’achat) et les impayés de services du locataire.
  • Identifier les cas où la arnona reste à la charge du propriétaire, même si le locataire est parti, pour éviter une confusion de créanciers.

Le (taxe d’achat) ne sont pas liés aux dettes de services du locataire. Ces impôts concernent la transaction immobilière elle-même, pas l’exploitation locative. Une confusion entre ces catégories peut retarder le recouvrement. Le propriétaire doit bien séparer les créances : dettes de services (électrique, gaz), loyers impayés, et charges de copropriété. Chaque créance a son propre mode de recouvrement. Les dettes de services sont recouvrées auprès du locataire ou du garant, tandis que le vaad bayit est géré par le syndicat de copropriété. Nous clarifions cette distinction dans chaque dossier pour éviter les erreurs de procédure.

Procédure de recouvrement via le tribunal de district

Si la mise en demeure n’a pas abouti, le propriétaire peut saisir le tribunal de district compétent pour Netanya ou la région. Il doit déposer une requête en paiement, en joignant la shtar ‘hov et les factures d’énergie. Le tribunal examinera la validité de la dette et ordonnera le paiement si le locataire ne conteste pas.

  • Déposer une requête en paiement (payment order) au tribunal de district compétent pour Netanya ou la région, joignant la shtar ‘hov et les factures.
  • Obtenir un ordre de saisie sur le compte bancaire du locataire si celui-ci ne conteste pas la dette dans le délai légal de réponse.
  • Utiliser la (carte d’identité) du locataire permet d’identifier ses biens et comptes. Les avocats ont accès à certains registres publics pour localiser ces actifs. Cette procédure est plus rapide qu’une instance ordinaire. Elle est particulièrement efficace pour les dettes de services, car les montants sont clairement établis par les factures du fournisseur. Nous accompagnons nos clients dans cette procédure pour garantir un recouvrement rapide.

    Gestion du mamak et des équipements communs

    Les dettes d’énergie peuvent concerner des équipements individuels ou des parties communes. Le mamak est un espace protégé commun à l’étage, utilisé pour le stockage ou la sécurité. Il n’est pas directement lié aux dettes d’énergie, mais sa gestion relève du vaad bayit. Les équipements comme le (climatiseur) sont souvent individuels. Le locataire est responsable de leur consommation.

    • Vérifier si les dettes de gaz ou d’électricité concernent des équipements individuels (chauffe-eau ) ou des parties communes gérées par le pour la maintenance des canalisations principales.
    • En cas de litige sur la consommation, faire intervenir un professionnel pour une inspection du bâtiment (). Ce professionnel constate l’état des compteurs et des équipements. Il établit un rapport qui servira de preuve en cas de procédure. Le qui intervient. Nous organisons cette inspection pour clarifier les responsabilités.

      Impact sur la caution et les garanties bancaires

      La caution bancaire est le premier moyen de recouvrement. En Israël, la caution est souvent émise par une banque reconnue. Elle reste valable pendant toute la durée du bail plus une période de recouvrement. Le propriétaire peut prélever sur la caution les montants dus par le fournisseur d’énergie, après notification formelle au locataire.

      • Prélever sur la caution bancaire les montants dus par le fournisseur d’électricité, après notification formelle au locataire.
      • Vérifier la validité de la caution : en Israël, la caution doit souvent être émise par une banque reconnue et reste valable pendant toute la durée du bail plus une période de recouvrement.
      • Si la caution est insuffisante, actionner la shtar ‘hov pour poursuivre le locataire et le garant.

      Si la caution est insuffisante pour couvrir les dettes d’énergie et les loyers impayés, le propriétaire doit actionner la shtar ‘hov. Il peut poursuivre le locataire et le garant pour le solde. La caution ne couvre pas forcément l’intégralité des dettes, surtout si le locataire a quitté l’appartement sans préavis. Il faut vérifier la validité de la caution : elle doit être émise par une banque reconnue et couvrir la période de recouvrement. Si la caution est expirée ou insuffisante, la procédure judiciaire devient indispensable. Nous vérifions la validité de la caution avant de procéder à un prélèvement.

      Avant de recouvrer les dettes d’énergie, vérifiez la titularité du contrat et la validité de la shtar ‘hov. Les factures du fournisseur sont la preuve principale. En cas de litige, faites réaliser une inspection du bâtiment (notre gestion locative. Pour comprendre la procédure de départ, lisez Accord de départ avant terme : modèle pour locataire en Israël. Pour les dettes de charges, référez-vous à Dettes de charges impayées : récupérer le loyer après un départ avant terme en Israël.

GII, Gestion Immobilière en Israël

Gestion locative en Israël pour propriétaires francophones. Bureaux à Netanya, 26 Dizengoff. Une question sur votre bien ? Écrivez-nous.

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