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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

4 septembre 2026 · Fiscalité et charges

Double imposition sur votre loyer en Israël : le crédit d’impôt


Pour éviter la double imposition sur vos loyers en Israël, vous devez déclarer vos revenus fonciers auprès de la reshut ha-misim en utilisant le mécanisme du crédit d’impôt prévu par la convention fiscale franco-israélienne. La France impose les revenus mondiaux de ses résidents, mais elle doit accorder un crédit d’impôt égal à l’impôt payé en Israël pour neutraliser la taxation sur la même source. La méthode consiste à déclarer le revenu brut en France et à imputer l’impôt israélien déjà acquitté pour éviter de payer deux fois sur le même montant.

Reponse rapide : La convention fiscale entre la France et Israël vise à éviter la double imposition sur les revenus immobiliers. Elle détermine quel pays a le droit de taxer les loyers perçus et comment le crédit d’impôt étranger est calculé. Il est essentiel de vérifier les dispositions spécifiques applicables à votre situation pour optimiser votre fiscalité.

La convention fiscale franco-israélienne et le principe de l’imposition dans l’État de la source

La convention fiscale entre la France et Israël régit la répartition des droits d’imposition entre les deux États. Lorsqu’un appartement est situé à Netanya, la règle de la source s’applique : l’État où se trouve l’immeuble possède la priorité pour taxer les revenus locatifs. Ainsi, la reshut ha-misim prélève l’impôt sur les loyers perçus sur le territoire israélien, peu importe que vous soyez résident fiscal français ou non.

Le propriétaire résidant en France doit déclarer ces revenus en France, car la France taxe ses résidents sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux. Pour éviter que le même loyer ne soit taxé deux fois à plein tarif, la convention prévoit un mécanisme d’imputation. Vous calculez l’impôt théorique en France sur vos revenus israéliens, puis vous déduisez de ce montant l’impôt que vous avez déjà versé en Israël. Si l’impôt israélien est inférieur à l’impôt français, vous ne récupérez pas la différence, mais vous ne payez que le complément dû en France.

La distinction entre la résidence fiscale et la source du revenu est fondamentale. Un propriétaire peut être résident fiscal en France (centre des intérêts économiques ou foyer) tout en étant uniquement taxé sur ses revenus immobiliers en Israël. Nous vérifions systématiquement la concordance entre les flux financiers et les déclarations pour éviter tout signalement automatique des administrations. Un Virement loyer Israël depuis l’étranger : optimiser vos flux financiers demande une traçabilité parfaite pour justifier l’origine des fonds auprès du fisc français.

Déclarer ses revenus locatifs auprès de la reshut ha-misim

En Israël, la déclaration des revenus fonciers suit des règles spécifiques qui diffèrent du régime des revenus fonciers français. Vous devez effectuer une déclaration annuelle auprès de la reshut ha-misim. Le choix du mode d’imposition dépend de votre situation et du montant de vos charges. Il existe une distinction entre l’imposition forfaitaire et l’imposition au réel.

L’imposition au réel permet de déduire l’ensemble des dépenses liées à la gestion et à l’entretien du bien. Pour ce faire, nous collectons les justificatifs de chaque dépense engagée. Cela inclut les factures de réparation du mazgan, les interventions sur le doud shemesh ou les frais liés au vaad bayit. Sans ces documents, la déduction est impossible. Nous procédons à l’archivage de chaque facture pour constituer un dossier de défense en cas de contrôle.

Le calcul de l’assiette imposable se fait ainsi :

  1. Somme des loyers bruts perçus sur l’année civile.
  2. Soustraction des charges déductibles (frais de gestion, réparations, taxes locales).
  3. Application du taux d’imposition sur le montant net restant.

L’imposition forfaitaire est souvent plus simple, mais elle peut s’avérer moins avantageuse si vous investissez massivement dans la maintenance de votre appartement. Si vous faites face à un Impayé de loyer en Israël : le protocole juridique à suivre, les revenus déclarés devront être ajustés en fonction de la réalité des encaissements.

Le traitement des charges et taxes locales dans l’assiette fiscale

La gestion d’un bien en Israël implique des coûts récurrents qui impactent directement votre base imposable. L’ arnona, la taxe municipale d’habitation, est une charge incontournable. Contrairement à la France où les taxes d’habitation ont été largement supprimées pour les résidents, l’ arnona reste un levier de coût majeur pour le propriétaire. En Israël, l’ arnona est généralement à la charge du locataire dans les baux résidentiels, mais le propriétaire doit s’assurer de sa régularité pour éviter des pénalités qui viendraient grever son revenu net.

Les charges de copropriété, versées au vaad bayit, sont déductibles de vos revenus fonciels si vous optez pour l’imposition au réel. Cela comprend l’entretien des parties communes, l’ascenseur et la sécurité. Les travaux de maintenance lourde, comme la réfection d’une façade ou la réparation d’une colonne d’eau dans l’immeuble, doivent être traités avec précision. Si ces travaux concernent uniquement votre lot, ils sont déductibles comme charges de réparation. S’ils concernent l’ensemble du bâtiment, leur traitement peut varier selon la nature de l’intervention.

Nous comparons systématiquement les éléments déductibles pour déterminer le régime le plus favorable. En France, l’abattement forfaitaire est la norme pour les revenus non commerciaux. En Israël, la déduction des frais réels est une option qui nécessite une rigueur comptable stricte. Nous vérifions la validité des factures émises par les prestataires locaux pour garantir leur acceptation par la reshut ha-misim.

Justifier de l’impôt payé en Israël pour le fisc français

Pour que le fisc français accepte l’imputation de l’impôt israélien, vous ne pouvez pas simplement déclarer un montant estimé. Vous devez présenter des preuves tangibles du paiement du mas hachnasa. L’obtention de certificats de paiement officiels auprès des autorités israéliennes est une étape obligatoire. Ces documents attestent que l’impôt a été effectivement prélevé sur la source.

La gestion des écarts de taux est un point de vigilance majeur. Les taux d’imposition en Israël et les tranches progressives en France ne correspondent pas. Si l’impôt payé en Israël est inférieur à ce que vous devriez payer en France, vous devrez verser la différence au fisc français. À l’inverse, si l’impôt israélien est plus élevé, la France ne vous remboursera pas l’excédent. Il est donc crucial de piloter vos charges pour ne pas subir une pression fiscale excessive dans l’un ou l’autre pays.

La concordance des dates est également un point de friction fréquent. Les années civiles ne se chevauchent pas toujours dans les déclarations de certains propriétaires. Nous procédons à la vérification des périodes de perception des loyers pour que les revenus déclarés en France correspondent exactement aux revenus taxés en Israël sur l’année concernée. Une erreur de décalage peut entraîner un rejet de l’imputation par l’administration fiscale française.

L’incidence du mas shevach sur la fiscalité globale du propriétaire

Il ne faut pas confondre l’imposition des revenus locatifs annuels avec l’imposition de la plus-value lors de la revente du bien. Le mas shevach est l’impôt sur la plus-value immobilière en Israël. Il s’applique sur la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition. Cette taxe est distincte du mas hachnasa payé sur les loyers.

Le lien entre vos revenus locatifs et le mas shevach est indirect mais réel. La manière dont vous avez déclaré vos revenus et vos travaux peut influencer la base de calcul de la plus-value. Par exemple, les travaux d’amélioration qui ont été déduits de vos revenus locatifs au fil des ans peuvent être ajoutés au prix d’acquisition pour réduire l’assiette du mas shevach. Nous conseillons de conserver l’intégralité des factures de rénovation, même celles concernant des éléments comme le mazgan ou le doud shemesh, car elles servent de preuves de l’augmentation de la valeur du bien.

La résidence fiscale joue un rôle déterminant sur les exonérations. Un résident israélien peut bénéficier de certaines dispositions concernant la vente de sa résidence principale. Un non-résident, souvent le cas des propriétaires francophones, ne bénéficie généralement pas de ces exonérations. Pour préparer une revente, nous vérifions les documents prouvant la valeur d’acquisition initiale et les frais de transfert payés au moment de l’achat, afin de minimiser l’impact du mas shevach.

Cas particuliers : gestion de la succession et revenus locatifs

La fiscalité devient plus complexe lorsqu’un bien immobilier entre dans le cadre d’une yerusha. Les revenus locatifs générés par un bien hérité doivent être déclarés par les héritiers. Si les héritiers sont non-résidents en Israël, ils doivent tout de même s’acquitter du mas hachnasa sur les loyers perçus. La procédure nécessite l’obtention préalable du tsav yerusha, l’ordonnance de succession délivrée par le tribunal de la famille.

Durant la période de transition entre le décès et la régularisation du tabou (le registre foncier), la gestion des revenus est délicate. Le bien appartient techniquement à la succession, mais les loyers doivent être tracés pour l’administration fiscale. Nous accompagnons les héritiers dans cette phase pour s’assurer que les revenus sont correctement affectés aux comptes de la succession et que les déclarations fiscales sont conformes à la réalité juridique du bien.

Si le bien a été transmis par tzava’a (testament), les règles de déclaration restent similaires, mais la vérification de la validité du testament est une étape préalable indispensable pour établir la qualité de l’ayant droit. La gestion de ces actifs demande une coordination entre le droit des successions et le droit fiscal international pour éviter que les revenus ne soient bloqués ou taxés de manière erronée par les deux pays.

Tableau comparatif des éléments de gestion et de fiscalité

Élément de gestion Impact fiscal en Israël Traitement en France (non-résident)
Loyer brut Base d’imposition mas hachnasa Revenu imposable après abattement
arnona Charge déductible Non déductible du revenu brut
vaad bayit Charge déductible Déductible selon les règles de l’imposition forfaitaire
Travaux (ex: mazgan) Déduction des frais réels Inclus dans l’abattement forfaitaire ou déduction réelle

Consultez un expert fiscaliste spécialisé dans les conventions bilatérales France-Israël pour valider votre schéma de déclaration et optimiser la transmission de vos documents officiels entre les deux pays.

Questions frequentes

Quel pays taxe les loyers immobiliers en Israël ?

En général, les revenus fonciers sont taxés dans le pays où l’immobilier est situé. La convention permet ensuite d’éviter que la France ne taxe à nouveau ces revenus, sous réserve de conditions précises définies par le texte légal.

Comment fonctionne le crédit d’impôt étranger ?

Si vous payez de l’impôt en Israël sur vos loyers, la France peut accorder un crédit d’impôt correspondant aux impôts payés à l’étranger. Ce mécanisme empêche une double taxation excessive, mais son montant est plafonné par l’impôt français dû sur ces mêmes revenus.

Faut-il déclarer ses revenus immobiliers israéliens en France ?

Oui, les résidents fiscaux français doivent déclarer l’intégralité de leurs revenus mondiaux, y compris ceux issus de l’immobilier à l’étranger. La convention fiscale s’applique ensuite pour déterminer le montant net à payer après déduction des impôts étrangers.

La convention fiscale s’applique-t-elle à tous les types de biens ?

La convention couvre généralement les revenus fonciers, mais les règles peuvent varier selon la nature de la détention (directe ou via une société). Il est recommandé de consulter les articles spécifiques de la convention pour vérifier l’application exacte à votre patrimoine.

GII, Gestion Immobilière en Israël

Gestion locative en Israël pour propriétaires francophones. Bureaux à Netanya, 26 Dizengoff. Une question sur votre bien ? Écrivez-nous.

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