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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

7 septembre 2026 · Location et bail

Mandat de vente d’un appartement d’héritage en Israël


Pour désigner un mandataire chargé de vendre un appartement hérité en Israël, vous devez obtenir au préalable le tsav yerusha délivré par le tribunal de la famille. Ce document est la seule preuve juridique permettant d’agir au nom de la succession auprès du tabou. Une fois ce titre obtenu, les héritiers peuvent signer une procuration notariale ou une autorisation spécifique pour confier la gestion de la vente à un représentant unique ou à un professionnel.

Obtenir le tsav yerusha avant toute signature de mandat

La vente d’un bien issu d’une yerusha ne peut débuter par la simple présentation d’un acte de décès. En Israël, l’acte de décès atteste de la fin de la personnalité juridique du défunt, mais il ne confère aucun droit de propriété ou de gestion aux héritiers. Pour agir, vous devez obtenir le tsav yerusha, une ordonnance de succession émanant du tribunal de la famille. Ce document liste précisément l’identité des héritiers et leurs parts respectives dans l’actif successoral.

Sans ce document, aucun avocat ne pourra rédiger de contrat de vente, et aucun agent ne pourra inscrire un mandat de vente. Le tabou, le registre foncier israélien, exige que la propriété soit transférée du nom du défunt vers celui des héritiers (ou de leurs représentants) sur la base de cette ordonnance. Si les héritiers sont plusieurs, la signature de tous est requise pour chaque acte, à moins qu’un mandataire n’ait été officiellement désigné.

  • L’acte de décès est une pièce administrative ; le tsav yerusha est un titre de propriété.
  • Le tribunal de la famille vérifie la validité du tzava’a (testament) s’il existe, ou applique la loi successorale en l’absence de volonté écrite.
  • La procédure de récupération du tsav yerusha peut durer plusieurs mois selon la complexité de la succession et la présence ou non de litiges.

Nous conseillons de réunir l’intégralité des héritiers dès le début de la procédure. Toute omission d’un héritier dans le tsav yerusha bloque la vente à terme, car le tabou refusera de valider le transfert de propriété si le titre de succession est incomplet.

Désigner un mandataire unique via une procuration notariale ou par tribunal

La gestion d’une succession par plusieurs héritiers dispersés géographiquement est complexe. Pour simplifier les opérations, les héritiers peuvent désigner un mandataire unique. Ce choix s’opère de deux manières : soit par une clause spécifique intégrée lors de la demande de tsav yerusha, soit par une mandat et procuration pour la vente d’un bien immobilier en Israël signés séparément.

Si les héritiers résident en France, la validité de leurs signatures est un point de vigilance majeur. Une procuration signée devant un notaire français doit être légalisée ou comporter l’apostille pour être reconnue par les institutions israéliennes. Nous vérifions la conformité de ces documents pour éviter que le processus de vente ne soit interrompu par le tabou ou l’avocat de la partie adverse.

La répartition des pouvoirs dans le document de mandat doit être explicite. Un mandat trop vague peut être contesté. Il convient de distinguer les types de pouvoirs accordés au mandataire :

  1. Le pouvoir de négocier le prix et les conditions de la vente.
  2. Le pouvoir de signer l’acte de transfert de propriété (le contrat de vente final).
  3. Le pouvoir de percevoir les fonds et de les répartir entre les héritiers.
  4. Le pouvoir de gérer les aspects administratifs (paiement de l’ arnona, gestion du vaad bayit).

Le mandataire ne peut pas décider seul de la répartition de l’argent si le mandat ne lui en donne pas l’instruction précise. La gestion des fonds est généralement confiée au compte séquestre de l’avocat de la succession pour garantir la transparence vis-à-vis de chaque héritier.

La vérification de la disponibilité du bien au tabou

Avant de mettre en vente un bien hérité, le mandataire doit extraire un extrait récent du registre foncier auprès du tabou. Cette étape permet de confirmer que le bien est bien inscrit au nom du défunt et qu’aucune erreur de désignation cadastrale n’existe. La vérification porte sur la concordance entre la réalité physique de l’appartement et les données enregistrées.

Nous procédons à l’examen de l’extrait pour identifier d’éventuelles inscriptions qui pourraient entraver la vente. Un bien peut être grevé de droits de tiers qui ne sont pas immédiatement visibles lors d’une visite physique. Il faut rechercher :

Type d’inscription Nature du risque pour la vente
Hypothèque (Mashkon) Dette non remboursée par le défunt qui doit être soldée avant le transfert.
Saisie (Yitzat) Action judiciaire en cours par un créancier pour récupérer une dette.
Droit de superficie ou usufruit Droit accordé à un tiers d’occuper le bien, limitant la jouissance du propriétaire.
Servitudes Restrictions d’usage ou de construction imposées sur le terrain ou le bâtiment.

Cette vérification est indispensable pour acheter ou vendre en Israël en toute sécurité. Si une créance apparaît, le mandataire doit coordonner avec l’avocat pour obtenir un certificat de non-opposition ou pour prévoir le remboursement direct du créancier lors de la transaction. L’absence de cette vérification expose les héritiers à des retards de paiement ou à des annulations de vente.

L’état du bien et l’inspection technique avant mise en vente

Un appartement issu d’une succession est souvent resté inutilisé pendant plusieurs mois. L’absence d’entretien peut masquer des dégradations importantes. Pour éviter que l’acheteur ne demande une baisse de prix ou ne se retourne contre la succession après la vente, nous préconisons de faire venir un professionnel pour une inspection du bâtiment (bedek bayit). Cette étape permet de lister les interventions nécessaires avant la mise en marché.

L’inspection doit porter sur les installations techniques spécifiques à l’usage israélien. Un acheteur potentiel vérifiera systématiquement les points suivants :

  • Le fonctionnement du doud shemesh (chauffe-eau solaire) et l’état de la tuyauterie.
  • L’efficacité des unités de mazgan (climatisation) et l’état des filtres.
  • L’étanchéité des fenêtres et la conformité des ouvertures dans le mamad (pièce sécurisée).
  • L’état des circuits électriques et de la plomberie générale.

Si des réparations urgentes sont identifiées, le mandataire doit décider si elles sont effectuées avant la vente ou si elles font l’objet d’une négociation sur le prix. Dans certains cas, si l’appartement est en mauvais état, il peut être nécessaire de consulter notre guide sur la Gestion des urgences d’un appartement en Israël : mode d’emploi pour traiter les fuites ou les problèmes électriques immédiats qui pourraient dégrader le bien davantage durant la période de vente.

La gestion des charges et taxes liées à l’indivision

La période entre le décès et la vente génère des coûts fixes que le mandataire doit assumer pour le compte de la succession. Le non-paiement de ces charges peut entraîner des pénalités ou des blocages administratifs lors de la signature de l’acte de vente. Le mandataire doit tenir un compte précis de ces dépenses pour les déduire de la part revenant à chaque héritier.

Les deux postes de dépenses principaux sont les suivants :

L’ arnona (taxe municipale) est due par le propriétaire du bien, même si celui-ci est vacant. La mairie exige un certificat de non-impayé pour valider la clôture du dossier de vente. Parallèlement, les charges de copropriété, le vaad bayit, doivent être réglées régulièrement. Un compte de copropriété en souffrance peut donner lieu à des litiges avec le syndic de l’immeuble, retardant la remise des clés à l’acquéreur.

Sur le plan fiscal, le mandataire doit anticiper l’impact du mas shevach (impôt sur la plus-value immobilière). Cet impôt est calculé sur la différence entre la valeur du bien au moment de l’acquisition par le défunt et sa valeur au moment de la vente. Le calcul de cet impôt dépend de la durée de détention et de la nature du bien. Le mandataire doit s’assurer que l’avocat de la succession a bien calculé ce montant pour que les héritiers connaissent le montant réel qu’ils percevront après paiement des obligations fiscales à la reshut ha-misim.

Le rôle du mandataire face à la reshut ha-misim

Le mandataire agit comme l’interface entre la succession et l’administration fiscale israélienne (reshut ha-misim). Sa mission consiste à constituer un dossier fiscal complet pour justifier la provenance des fonds et la légitimité de la transaction. Cette rigueur est indispensable pour éviter tout blocage des comptes bancaires des héritiers lors du transfert de l’argent de la vente.

Le dossier doit inclure la teoudat zeout (carte d’identité) de chaque héritier, même ceux résidant à l’étranger. Pour les non-résidents, un passeport valide est généralement accepté, mais il faut s’assurer que les informations d’identité correspondent strictement à celles figurant sur le tsav yerusha. Le mandataire doit également collecter les justificatifs de domicile et les preuves de résidence fiscale pour faciliter les déclarations de mas hachnasa (impôt sur le revenu).

Si le bien a été loué durant la période de succession, le mandataire doit déclarer les revenus locatifs perçus. Ces revenus sont soumis au mas hachnasa et doivent être comptabilisés séparément du produit de la vente. Enfin, le mandataire coordonne le travail de l’avocat pour s’assurer que le transfert des fonds respecte les règles de conformité bancaire. Il ne se contente pas de transmettre les ordres, il vérifie que chaque héritier reçoit sa quote-part exacte, déduction faite des frais de succession, des impôts et des charges de gestion, conformément aux instructions du tribunal ou du testament.

Avant de signer tout mandat de vente, demandez systématiquement une copie du tsav yerusha et vérifiez l’état des inscriptions au tabou. Une erreur sur l’identité d’un héritier ou l’existence d’une hypothèque non déclarée peut paralyser la vente pendant plusieurs mois.

GII, Gestion Immobilière en Israël

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