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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

7 septembre 2026 · Location et bail

Taxe d’achat immobilier en Israël


En Israël, le vendeur n’est pas responsable du paiement de la taxe d’achat, qui incombe exclusivement à l’acquéreur. En revanche, le vendeur porte la responsabilité entière du règlement du mas shevach, l’impôt sur la plus-value, pour permettre l’inscription du transfert de propriété au tabou. La transaction ne peut être finalisée juridiquement tant que le vendeur n’a pas prouvé son assainissement fiscal auprès de la reshut ha-misim.

Le calcul de la taxe d’achat et l’implication du vendeur dans la déclaration

Lors d’une transaction immobilière, deux impôts distincts interviennent. L’acheteur règle la taxe d’achat, appelée taxe d’acquisition, qui est un impôt sur l’acquisition. Le vendeur, lui, doit s’assurer que sa propre situation fiscale est en ordre pour ne pas bloquer la vente. Bien que l’acheteur calcule son propre coût selon le prix d’acquisition, le vendeur doit fournir les documents attestant de la valeur d’origine du bien. Cette valeur d’origine sert de base de calcul pour déterminer la plus-value réalisée lors de la revente.

Le vendeur participe indirectement à la détermination de la base imposable en transmettant les justificatifs de son prix d’achat initial. Si le bien a été acquis par le passé, la preuve de ce montant est indispensable. Nous vérifions systématiquement la concordance entre les documents de propriété et les déclarations fiscales pour éviter tout rejet par la reshut ha-misim. Une erreur dans la transmission de ces informations peut entraîner un décalage entre le prix déclaré et le prix réellement payé, provoquant un redressement ultérieur.

Il existe une différence majeure avec le système français. En France, les frais de mutation sont souvent perçus comme une taxe globale sur la transaction. En Israël, la séparation est stricte : l’un paie pour acquérir, l’autre paie pour la plus-value générée. Le vendeur ne peut pas déléguer le paiement de son impôt sur le revenu ou de sa plus-value à l’acheteur, même par accord contractuel, car l’administration fiscale considère le débiteur comme le propriétaire du profit réalisé.

  • Le mas hachnasa concerne l’impôt sur le revenu global, dont la plus-value est une composante spécifique.
  • La taxe d’achat est calculée sur le prix de vente effectif selon des tranches progressives.
  • Le vendeur doit fournir les preuves de sa valeur d’acquisition pour justifier le calcul de la plus-value.
mas shevach« >La distinction entre taxe d’achat et mas shevach

L’acheteur utilise le barème de la reshut ha-misim pour déterminer le montant de sa taxe d’achat. Ce barème varie selon que le bien est une résidence principale ou un investissement locatif. Le vendeur, de son côté, doit s’acquitter du mas shevach. Cet impôt frappe la différence entre le prix de vente actuel et le prix d’achat initial, ajusté selon l’indice du coût de la vie pour tenir compte de l’inflation. Sans le paiement de cette taxe, le transfert de propriété ne peut pas être validé au tabou.

La procédure de acheter ou vendre en Israël impose une rigueur particulière sur cette distinction. Le vendeur doit obtenir un certificat de paiement ou une attestation de non-imposition. Ce document est la pièce maîtresse qui permet à l’avocat de l’acheteur de procéder à l’enregistrement de la mutation. Si le vendeur ne fournit pas ce document, l’acheteur se retrouve dans l’impossibilité de devenir légalement propriétaire, même si les fonds ont été versés.

Le tableau suivant récapitule la répartition des obligations fiscales lors d’une vente :

Type de taxe Nom hébreu Responsable du paiement Objet de la taxe
Taxe d’achat Taxe d’acquisition L’Acquéreur L’acquisition du nouveau bien
Plus-value mas shevach Le Vendeur Le profit réalisé sur la vente

Vérification de la situation fiscale du bien avant la signature

Avant de signer un contrat de vente, une vérification de l’historique des transactions est indispensable. Nous procédons à l’examen des registres pour confirmer que le prix de vente actuel est cohérent avec les dernières déclarations fiscales. Cela permet d’anticiper le montant du mas shevach que le vendeur devra payer. Un historique clair évite les litiges sur la base d’imposition lors de l’examen par la reshut ha-misim.

Le vendeur doit entamer une procédure de demande de certificat auprès de l’administration fiscale. Ce certificat atteste que le vendeur est en règle et qu’aucune dette fiscale liée à ce bien ne subsiste. Cette étape est cruciale, car l’absence de ce document bloque l’inscription au tabou. Contrairement à d’autres pays où la taxe peut être régularisée après la vente, en Israël, la preuve du paiement est un préalable à la mutation de propriété.

Si le vendeur est absent du pays, il peut utiliser une Procuration vente immobilier Israël : règles et validité juridique pour déléguer ces vérifications. L’avocat ou le mandataire devra alors s’assurer que toutes les pièces justificatives de la valeur d’acquisition sont disponibles. Nous vérifions la validité de ces documents pour garantir que le processus de mutation ne sera pas interrompu par une demande de complément d’information de l’administration.

Impact des successions sur la fiscalité de la vente

La vente d’un bien issu d’une yerusha présente des complexités fiscales spécifiques. Dans ce cas, la valeur d’acquisition de référence pour le calcul du mas shevach n’est pas le prix payé par le défunt, mais la valeur du bien au moment du décès ou la valeur déclarée lors de la succession. Le tsav yerusha, l’ordonnance de succession, est le document qui définit qui détient les droits sur le bien et permet d’engager la procédure de vente.

Le calcul de la plus-value doit tenir compte de la date de transfert de propriété du défunt aux héritiers. Les héritiers doivent gérer les délais de déclaration fiscale dès l’obtention de l’ordonnance. Si le bien est vendu rapidement après la succession, la plus-value peut être nulle ou très faible, mais la déclaration reste obligatoire. Le rôle du Mandataire de succession immobilière en Israël : le rôle du tsav yerusha est ici de coordonner la transmission des informations fiscales pour éviter que les héritiers ne soient pénalisés par des retards de déclaration.

Nous conseillons de vérifier systématiquement si le bien a bénéficié d’une exemption liée à la résidence principale du défunt, car cela impacte directement la base de calcul pour les héritiers. La gestion d’une yerusha demande une attention particulière sur les dates : la date du décès, la date de l’ordonnance de succession et la date de la vente constituent les trois piliers du calcul fiscal.

Répartition des frais de transfert et frais de dossier

La répartition des frais lors d’une vente en Israël suit des usages précis qui diffèrent de la pratique notariale française. Les frais de l’avocat chargé de la procédure de mutation au tabou sont généralement à la charge de l’acheteur, car c’est lui qui demande l’inscription de son droit de propriété. Cependant, le vendeur doit assumer ses propres frais juridiques pour la rédaction du contrat de vente et pour la gestion de son dossier de mas shevach.

Les frais liés à la mise à jour du registre foncier sont également répartis. L’acheteur paie les frais d’enregistrement de son titre, tandis que le vendeur doit s’assurer que son nom est correctement radié ou que la transaction est actée pour libérer sa responsabilité. Voici une liste des frais par catégorie :

  1. Frais à la charge de l’acheteur : taxe d’acquisition, honoraires de l’avocat pour l’acquisition, frais d’enregistrement au tabou.
  2. Frais à la charge du vendeur : impôt sur la plus-value (mas shevach), honoraires de l’avocat pour la vente, frais de régularisation fiscale.

Il arrive que des frais de dossier supplémentaires apparaissent, notamment pour l’obtention de certificats spécifiques auprès des municipalités concernant l’arnona ou les charges de vaad bayit. Le vendeur doit s’assurer qu’il n’a aucune dette de arnona avant la vente, car cela pourrait être utilisé pour retarder la transaction ou faire l’objet d’une saisie sur les fonds de la vente.

Les risques de blocage de la transaction pour défaut de paiement

Le risque majeur pour un vendeur est le blocage de la remise des fonds. Si le mas shevach n’est pas réglé ou si le certificat de conformité fiscale n’est pas délivré par la reshut ha-misim, l’acheteur peut légalement retenir une partie du prix de vente sur un compte séquestre jusqu’à régularisation. Cela peut durer plusieurs mois, immobilisant ainsi la trésorerie du vendeur.

En cas d’erreur de calcul de la part de l’administration fiscale, une procédure de régularisation doit être engagée immédiatement. Le vendeur doit fournir des preuves supplémentaires, comme des factures de travaux majeurs ayant permis d’augmenter la valeur du bien, pour réduire la base imposable. Ces travaux doivent avoir été effectués par des professionnels et être documentés. Sans ces preuves, l’administration appliquera le calcul le plus défavorable.

Le lien entre le paiement des taxes et l’obtention du certificat de conformité est absolu. En Israël, la propriété n’est pas seulement une question de contrat signé, c’est une question d’enregistrement effectif. Un vendeur qui néglige sa responsabilité fiscale s’expose à une transaction qui reste « en suspens », sans possibilité de réinvestir ses fonds tant que le tabou n’a pas validé le transfert.

Avant toute signature, demandez à votre avocat de vérifier l’existence d’un certificat de non-imposition pour le vendeur. Cela garantit que le processus de mutation au tabou ne sera pas interrompu par une dette fiscale imprévue.

GII, Gestion Immobilière en Israël

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