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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

3 septembre 2026 · Location et bail

Transfert de propriété par héritage en Israël


Le transfert de propriété d’un bien immobilier reçu par héritage en Israël nécessite l’obtention préalable d’une ordonnance de nomination auprès du registre des successions. Cette procédure permet de désigner les héritiers ou un exécuteur pour agir au nom de la succession. Une fois cette ordonnance obtenue, vous devez procéder à la mise à jour du titre de propriété auprès du tabou pour que le bien soit légalement à votre nom. Ce processus est distinct de la simple gestion des actifs et conditionne toute transaction future, comme l’acte d’acheter ou vendre en Israël.

L’ouverture du dossier auprès du registre des successions et la désignation de l’exécuteur

La procédure de succession en Israël commence par le dépôt d’une demande auprès du registre des successions. La nature de cette démarche dépend de l’existence ou non d’un testament. En Israël, si un testament a été rédigé et déposé, le tribunal suit les volontés du défunt. En l’absence de testament, la loi israélienne applique des règles de dévolution successorale strictes qui déterminent l’ordre des héritiers. Contrairement à certaines pratiques européennes, la distinction entre la volonté exprimée et la loi est le premier point de contrôle du juge.

Nous recommandons de solliciter l’ouverture du dossier dès que les documents de décès sont disponibles. La procédure consiste à soumettre les preuves de parenté et le testament éventuel au tribunal. Le tribunal examine la validité des documents avant de rendre une ordonnance. Cette ordonnance est le document pivot : elle ne transfère pas la propriété immédiatement, mais elle autorise une ou plusieurs personnes à agir au nom de la succession. Si un testament désigne un exécuteur, celui-ci reçoit le pouvoir de gérer les biens, de payer les dettes et de distribuer les actifs. Sans cet exécuteur ou sans une ordonnance de nomination claire, aucun mouvement de fonds ou de titre ne peut être effectué sur un compte ou un bien immobilier en Israël.

  • Le testament écrit définit la répartition des biens, mais doit être validé par le tribunal pour être opposable aux tiers.
  • La succession légale intervient automatiquement si aucun testament n’a été déposé, selon un ordre de priorité défini par le code civil israélien.
  • L’exécuteur testamentaire gère les comptes bancaires et les obligations immédiates du défunt, comme le paiement des factures courantes.

L’obtention de l’ordonnance de nomination et le lien avec le tabou

L’ordonnance de nomination délivrée par le tribunal des successions est un document administratif et judiciaire. Elle ne constitue pas un titre de propriété. Pour que le bien immobilier soit officiellement transféré, cette ordonnance doit être présentée au tabou, le registre foncier israélien. Le tabou est l’unique instance qui garantit la propriété d’un bien. Tant que le nom du défunt figure sur le registre, l’héritier n’a pas la pleine capacité juridique de vendre ou de donner le bien en garantie.

La procédure de mise à jour consiste à présenter l’ordonnance de nomination ainsi que les preuves de décès au bureau du tabou compétent. Les fonctionnaires vérifient la concordance entre l’ordonnance et les données du registre foncier. Une fois la vérification faite, le nom des nouveaux propriétaires est inscrit. Ce processus peut être complexe si le bien est détenrangle par une structure particulière. Par exemple, si le bien est détenu via une société de gestion ou un fonds de dotation, l’héritier ne cherche pas à modifier le titre foncier directement, mais doit modifier la structure de contrôle de la société ou du fonds par une procédure de transfert de parts sociales.

Document Fonction Destination
Ordonnance de nomination Autorise l’action au nom de la succession Banques, administrations, tribunaux
Certificat de propriété Prouve l’état actuel du titre Notaires, acheteurs potentiels
Inscription au tabou Transfert effectif de la propriété Registre foncier israélien

La vérification de l’absence de créanciers et la gestion de l arnona

Avant de finaliser le transfert de propriété, il est impératif de s’assurer que la succession n’est pas grevée de dettes. En Israël, les dettes du défunt sont liées aux actifs de la succession. La municipalité est l’un des premiers créanciers. Nous procédons à la vérification des comptes auprès de la mairie pour obtenir un certificat de non-endettement concernant l’arnona. Si des arriérés de taxe d’habitation existent, la mairie peut bloquer certaines procédures ou exiger le paiement avant de délivrer les documents nécessaires à la mutation.

Le vaad bayit, l’organisme chargé des charges de copropriété, représente un autre point de vigilance. Des impayés de charges peuvent entraver la vente du bien ou créer des litiges entre les co-héritiers. Un historique des paiements doit être extrait auprès du syndic de l’immeuble. Parallèlement, la gestion des services publics nécessite une action directe. Nous procédons à la clôture des comptes d’eau (Mekorot ou compagnie locale) et d’électricité (Electricité d’Israël) au nom du défunt. Cette étape permet d’arrêter le compteur au nom du défunt et d’ouvrir de nouveaux comptes au nom de la succession ou de l’héritier, évitant ainsi que les consommations futures ne soient imputées indûment à la succession.

  1. Demander un relevé de compte arnona à la mairie pour vérifier l’absence d’arriérés.
  2. Solliciter un état des charges auprès du vaad bayit pour s’assurer que la copropriété est à jour.
  3. Clôturer les abonnements d’eau et d’électricité pour stopper la facturation au nom du défunt.

La gestion des actifs immobiliers durant la période de transition

Entre le décès et l’inscription définitive du nom de l’héritier au tabou, le bien reste dans un état de transition juridique. Durant cette période, l’entretien du bien demeure une responsabilité de la succession. Il ne s’agit pas seulement de l’aspect esthétique, mais de la conservation de la valeur et de la sécurité du bâtiment. En Israël, certains équipements sont critiques. Le maintien en état de marche du mazgan (climatiseur) et du doud shemesh (chauffe-eau solaire) est indispensable pour éviter une dégradation rapide de l’habitat ou des litiges avec le voisinage.

Une attention particulière doit être portée au mamad, la pièce sécurisée. Nous vérifions l’état de la porte et des mécanismes de fermeture. Un défaut sur ces éléments peut compromettre la sécurité de l’immeuble. Si une défaillance est constatée, l’héritier doit faire venir un professionnel pour effectuer les réparations. La responsabilité des réparations urgentes incombe à la succession. Si le bien est déjà loué, la gestion des loyers perçus doit être rigoureuse. Les fonds doivent être déposés sur un compte de succession dédié jusqu’à la désignation officielle des bénéficiaires, afin d’éviter toute confusion de patrimoine ou accusation de détournement de fonds par les autres co-héritiers.

Pour les propriétaires ne résidant pas sur place, nous procédons à la surveillance technique du bien. Cela inclut la vérification des fuites ou des pannes électriques qui pourraient survenir durant l’absence des héritiers. Pour plus de détails sur les aspects techniques, consultez notre guide sur l’entretien porte mamad en Israël : les points de vigilance clés.

Les implications fiscales du transfert de propriété en Israël

Le transfert d’un bien par héritage déclenche des obligations fiscales spécifiques. Il faut distinguer la réception du bien de sa revente ultérieure. Lors de la réception, l’héritier ne paie pas de taxe de transfert sur la valeur du bien reçu. Cependant, la valeur du bien au moment du décès constitue la base de calcul pour la future taxe sur les plus-values immobilières, appelée mas shevach. Si vous vendez le bien plus tard, la différence entre la valeur au moment du décès et le prix de vente sera imposée.

La distinction entre la transmission par héritage et la vente directe de la part successorale est fondamentale. Un héritier peut décider de vendre sa part avant que le transfert complet au tabou ne soit terminé, mais cela nécessite une procédure juridique spécifique impliquant l’ordonnance de nomination. L’impact de la résidence fiscale de l’héritier est également déterminant. Un héritier résidant en France sera soumis aux règles de l’administration fiscale française sur les revenus mondiaux, tandis qu’en Israël, les modalités de déclaration dépendront de son statut de résident ou de non-résident. Nous procédons au calcul de la base d’imposition en nous basant sur les évaluations de l’autorité fiscale au moment de l’ouverture de la succession pour sécuriser la future plus-value.

La sécurisation des droits des héritiers lors de la mise en location

Une fois le transfert de propriété engagé, de nombreux héritiers choisissent de mettre le bien en location pour générer des revenus. Pour que cette mise en location soit juridiquement saine, l’acte de propriété doit être à jour. Signer un contrat de bail avec un nom qui ne correspond pas au registre foncier peut fragiliser la position de l’héritier en cas de litige avec le locataire. Si le transfert au tabou est toujours en cours, l’exécuteur testamentaire peut signer le bail au nom de la succession, sous réserve de l’ordonnance de nomination.

Pour protéger les intérêts de la succession, l’utilisation du shtar ’hov est une pratique standard. Le shtar ’hov est un billet à ordre signé par le locataire et son garant. Ce document ne constitue pas une assurance, mais une reconnaissance de dette qui permet de réclamer les sommes dues (loyers impayés, dégradations) sans passer par des procédures de recouvrement de créances complexes. Dans le cas de co-héritiers, la responsabilité juridique est partagée. Tous les propriétaires figurant sur l’ordonnance ou le titre doivent être informés des décisions de gestion. Pour ceux qui ne peuvent pas assurer ce suivi, nous proposons La gestion locative à distance de votre bien immobilier en Israël pour garantir la conformité des actes et la collecte des revenus.

Avant toute signature de bail ou de vente, demandez systématiquement un extrait récent du tabou et une ordonnance de nomination certifiée. Ne versez aucun fonds sur un compte personnel d’un héritier sans une preuve de sa qualité d’exécuteur testamentaire validée par le tribunal des successions.

GII, Gestion Immobilière en Israël

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