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26 Dizengoff, Netanya
GIIGestion immobilière en Israël

26 septembre 2026 · Location et bail

Loyers d’un appartement hérité : débloquer le compte en Israël


Après le décès d’un propriétaire, les loyers continuent d’arriver sur le compte bancaire israélien du défunt, mais ce compte est immédiatement gelé par la banque. Vous ne pouvez pas accéder à ces fonds sans l’ordonnance de succession (tsav yerusha) délivrée par le tribunal de la famille. En attendant cette validation juridique, les loyers en cours restent la propriété de la succession et doivent être tracés pour éviter tout litige avec le locataire ou l’administration fiscale.

Débloquer le compte bancaire : la procédure auprès de la banque

  • La banque exige la tsav yerusha (ordonnance de succession) délivrée par le tribunal de la famille pour transférer la propriété du compte.
  • Le titulaire du compte décédé ne peut plus effectuer d’opérations ; les fonds sont gelés jusqu’à la validation juridique de l’héritier.
  • En l’absence de tzava’a (testament), la répartition suit les règles légales, mais le compte reste indivisible tant que la procédure n’est pas close.
  • Différence avec la France : il n’existe pas de « certificat d’héritage » simplifié ; la tsav yerusha est le seul document reconnu par les institutions financières.

La banque israélienne fige automatiquement le compte dès notification du décès. Contrairement à la France où un notaire peut parfois débloquer des fonds sous conditions strictes, ici, aucune opération n’est possible sans le document juridique final. Le tsav yerusha n’est pas un simple extrait d’acte de décès ; c’est une décision judiciaire qui identifie les héritiers et leurs parts respectives. Sans ce document, la banque refuse tout virement, même pour couvrir les charges courantes de l’immeuble. Cette rigidité protège la succession contre les erreurs d’attribution, mais elle crée une tension de trésorerie immédiate. Vous devez anticiper ce gel. Si le compte contenait des réserves pour des réparations urgentes, ces fonds sont inaccessibles. La procédure de délivrance de l’ordonnance prend du temps. Pendant cette période, vous ne pouvez pas utiliser le compte pour payer les factures de l’immeuble. Il ne s’agit pas d’une simple formalité administrative, mais d’une étape juridique obligatoire. La banque vérifiera que le nom sur le tsav yerusha correspond exactement à celui de la teoudat zeout (carte d’identité) présentée. Toute divergence, même minime, bloque le dossier. Nous conseillons de préparer ce dossier bancaire en parallèle de la procédure au tribunal. Ne comptez pas sur la banque pour vous guider sur les documents requis ; elle ne fait que vérifier la conformité formelle. L’absence de testament ne simplifie pas la tâche : la banque attend toujours l’ordonnance, qu’il y ait eu ou non une tzava’a. La distinction est importante pour le calcul des parts, mais pas pour l’accès au compte.

Les loyers en cours : qui a le droit de les encaisser ?

  • Les loyers versés après le décès appartiennent à la succession, pas directement à l’héritier individuel avant le partage.
  • Le locataire continue de payer au même bénéficiaire jusqu’à réception d’une nouvelle instruction bancaire officielle.
  • Si le compte est gelé, les chèques ou virements peuvent être retournés ; il faut prévenir le locataire par écrit pour éviter un litige sur le paiement.
  • En Israël, le loyer est indexé sur l’inflation ; le montant perçu doit être tracé pour justifier les revenus de la succession auprès de la reshut ha-misim.

Le locataire ne change pas de comportement au décès du propriétaire. Il verse le loyer sur le compte indiqué dans le bail. Ce compte étant gelé, le virement peut être rejeté ou le chèque retourné. Cela ne signifie pas que le locataire a cessé de payer. Il a bien exécuté son obligation. Le risque principal est le retard de preuve. Si le locataire ne reçoit pas de confirmation de bonne réception, il peut suspendre ses paiements par la suite, invoquant un défaut de preuve de versement. Vous devez intervenir rapidement. Envoyez une lettre recommandée au locataire. Indiquez clairement que le compte a été gelé suite au décès et que vous êtes en cours de régularisation. Demandez-lui de conserver les preuves de ses tentatives de paiement. Cette démarche protège la succession contre une éventuelle demande d’expulsion pour impayés, tout comme elle protège le locataire. Les loyers accumulés pendant la période de gel constituent un actif de la succession. Ils doivent être comptabilisés dans la masse successorale. L’indexation du loyer sur l’indice du coût de la vie est automatique selon la loi. Le montant perçu peut donc varier d’un mois à l’autre. Cette variation doit être documentée. Chaque reçu de loyer, même s’il est rejeté par la banque, doit être archivé. Ces documents serviront à établir le revenu de la succession auprès de l’administration fiscale. Ne mélangez pas ces fonds avec d’autres recettes. La traçabilité est impérative. Si plusieurs héritiers sont impliqués, le compte de la succession doit être unique pour éviter les conflits sur la répartition des revenus courants. Le locataire n’a pas à connaître la répartition interne entre héritiers ; il s’adresse à la succession.

Créer un compte dédié à la gestion locative

  • L’héritier doit ouvrir un compte au nom de la succession ou au sien, avec une référence claire pour séparer les fonds personnels et les revenus locatifs.
  • La banque demande la teoudat zeout (carte d’identité) de l’héritier et la preuve de son statut d’héritier (extrait de la tsav yerusha).
  • Un compte en devises (dollars ou euros) est possible si le propriétaire réside à l’étranger, mais les loyers sont payés en shekels ; la conversion se fait à la date de la transaction.
  • Contrairement à la France, il n’y a pas de compte « notarial » obligatoire ; la gestion peut être directe dès lors que la propriété est établie.

Une fois la tsav yerusha obtenue, vous pouvez ouvrir un nouveau compte. Ce compte doit être distinct de vos comptes personnels. Il servira à recevoir les loyers futurs et à payer les charges de l’immeuble. La banque vous demandera la teoudat zeout de l’héritier et une copie de l’ordonnance de succession. Si vous résidez en France, vous pouvez ouvrir un compte en shekels ou en devises. Le choix dépend de votre stratégie de trésorerie. Les loyers sont toujours perçus en shekels. Si vous choisissez un compte en euros, la conversion se fait au taux du jour de la réception. Cette opération peut générer des gains ou pertes de change, imposables. Nous recommandons souvent un compte en shekels pour la gestion courante, afin de minimiser les frais de conversion sur les petites sommes. Il n’existe pas de compte notarial obligatoire en Israël. Le notaire n’est pas le gestionnaire des fonds locatifs. C’est vous, en tant qu’héritier, qui gérez directement. Cette autonomie est une différence majeure avec le système français. Vous pouvez mandater une société de gestion, comme GII, pour effectuer les opérations. Dans ce cas, le compte reste au nom de l’héritier ou de la succession, mais les mandats de virement sont donnés à la société. La séparation des fonds est cruciale pour la clarté fiscale. Ne versez jamais de fonds personnels dans ce compte pour couvrir un déficit. Cela complique la comptabilité et la justification fiscale. Le compte doit refléter uniquement l’activité locative de l’immeuble hérité.

Le shtar ’hov : la sécurité du paiement

  • Le shtar ’hov est un billet à ordre signé par le locataire et son arev (garant) à la signature du bail.
  • Si le locataire cesse de payer après le décès, l’héritier peut exécuter le shtar ’hov sans passer par un long procès, grâce à la clause d’exécution forcée.
  • Ce document n’est pas une assurance ; il garantit le paiement de la dette, mais ne couvre pas les dégradations ou les impayés antérieurs à sa signature.
  • La présence d’un arev solvable est cruciale ; sans lui, le recouvrement dépend uniquement de la solvabilité du locataire.

Le shtar ’hov est un outil de sécurité financier, pas juridique au sens large. C’est un billet à ordre. Il contient une reconnaissance de dette du locataire envers le propriétaire. En cas d’impayé, vous n’avez pas besoin de prouver le défaut de paiement devant un tribunal pour obtenir un jugement. Le shtar ’hov permet une exécution forcée directe. C’est un avantage considérable après un décès, quand la capacité de réaction de la succession est limitée. Le rôle de l’arev (garant) est central. C’est une personne physique qui s’engage solidairement sur la dette. Si le locataire ne paie pas, vous pouvez exiger le paiement de l’arev. La solvabilité de ce garant doit être vérifiée à la signature du bail. Si l’arev est décédé ou insolvable, la valeur du shtar ’hov diminue drastiquement. Ce document ne couvre pas les dégradations de l’appartement. Pour cela, il faut un état des lieux contradictoire. Le shtar ’hov ne couvre que la dette monétaire du loyer. Il ne s’agit pas d’une assurance loyer. Ne confondez pas ces deux mécanismes. En cas de litige complexe, comme un départ du locataire sans préavis, le shtar ’hov ne suffit pas. Il faut alors saisir le tribunal. Mais pour un simple impayé de loyer, c’est l’outil le plus rapide. Nous vérifions systématiquement la présence et la validité du shtar ’hov lors de la reprise de la gestion. Si le document est perdu, il est possible d’en demander une copie au tribunal, mais la procédure est longue.

Les charges et la arnona : qui paie quoi ?

  • La arnona (taxe municipale) est à la charge du propriétaire, même si l’appartement est loué ; elle est payée à la mairie.
  • Le vaad bayit (charges de copropriété) est généralement inclus dans le loyer ou payé séparément selon le contrat ; il est versé à l’administration de l’immeuble.
  • L’eau et l’électricité sont facturées au locataire s’il est le titulaire de l’abonnement ; sinon, c’est le propriétaire qui reçoit la facture et doit la refacturer.
  • En cas de décès, la mairie et les fournisseurs de services ne suspendent pas les facturations ; l’héritier doit mettre à jour les coordonnées bancaires pour éviter les retards de paiement.

La arnona est une taxe due à la mairie. Elle est attachée à la propriété, pas à l’occupant. Le propriétaire la paie, même si l’appartement est vide ou loué. Le montant est calculé sur la surface et la valeur cadastrale. Le vaad bayit couvre l’entretien des parties communes. Le bail doit préciser si ces charges sont incluses dans le loyer ou ajoutées. Si elles sont incluses, vous les payez directement. Si elles sont en sus, le locataire vous les verse. L’eau et l’électricité sont souvent au nom du locataire. Si ce n’est pas le cas, vous recevez les factures et devez les transmettre au locataire. Cette transmission doit être formelle. Après le décès, la mairie et les syndic ne modifient pas automatiquement les coordonnées. Ils continuent d’envoyer les factures au nom du défunt. Vous devez contacter chaque organisme pour changer le titulaire ou les coordonnées bancaires. Le retard de paiement de la arnona peut entraîner des pénalités. Le non-paiement du vaad bayit peut bloquer des travaux d’entretien. La gestion de ces flux est quotidienne. Nous traitons ces paiements dans le cadre de notre gestion locative pour éviter les coupures ou les pénalités. Il est crucial de distinguer les charges qui incombent au propriétaire de celles qui incombent au locataire. Le bail est la référence. En cas de silence, la loi israélienne prévoit des règles par défaut, mais il est préférable d’avoir une clause explicite. La mise à jour des coordonnées est une tâche administrative simple mais essentielle. Ne laissez pas les factures s’accumuler au nom du défunt.

Déclarer les revenus à la reshut ha-misim

  • Les loyers perçus par l’héritier sont imposables à l’impôt sur le revenu (mas hachnasa) en Israël, même si le propriétaire réside à l’étranger.
  • L’héritier doit s’inscrire auprès de la reshut ha-misim pour déclarer ces revenus.
  • Les charges déductibles (réparations, arnona, amortissement) réduisent la base imposable.
  • La double imposition est évitée par la convention fiscale entre la France et Israël, mais la déclaration reste obligatoire dans les deux pays.

L’administration fiscale israélienne, la reshut ha-misim, considère les loyers comme un revenu imposable. L’héritier est redevable de l’impôt sur le revenu, le mas hachnasa. Cette obligation existe même si vous résidez en France. La résidence fiscale ne supprime pas l’obligation de déclarer les revenus immobiliers situés en Israël. Vous devez vous inscrire auprès de la reshut ha-misim si ce n’est pas déjà fait. La déclaration se fait annuellement. Vous indiquez les loyers bruts perçus. Vous pouvez déduire les charges liées à la production de ces revenus. Cela inclut la arnona, le vaad bayit si c’est à votre charge, les réparations courantes et l’amortissement du bien. L’amortissement est calculé sur la valeur du bien, pas sur le prix d’achat. Cette déduction réduit votre base imposable. La convention fiscale franco-israélienne évite la double imposition. Vous payez l’impôt en Israël, puis vous pouvez demander un crédit d’impôt en France sur le même revenu. Mais vous devez déclarer ce revenu en France également. L’absence de déclaration en Israël peut entraîner des pénalités et des intérêts. La traçabilité des loyers, dont nous avons parlé plus haut, est essentielle pour justifier ces chiffres. Si vous transférez les loyers en France, comme expliqué dans notre article sur transférer les loyers vers la France, cette opération doit être cohérente avec la déclaration fiscale. La reshut ha-misim peut demander des justificatifs. Gardez tous les reçus de loyers et les factures de charges.

Gérer la transition : le rôle de la société de gestion

  • La société de gestion prend en charge la mise à jour des coordonnées bancaires auprès des fournisseurs et de la mairie.
  • Elle assure la continuité des paiements de la arnona et du vaad bayit pendant la procédure de succession.
  • Elle communique avec le locataire pour informer du changement de gestion et éviter tout litige sur les paiements.
  • Elle tient la comptabilité de la succession, séparant les revenus et les charges de l’immeuble hérité.

La période post-décès est complexe. La procédure juridique est lente. Les obligations financières sont immédiates. C’est là qu’une société de gestion intervient. Nous gérons la transition. Nous contactons la mairie pour mettre à jour la arnona. Nous informons le syndic de l’immeuble du changement de gestionnaire du vaad bayit. Nous envoyons la lettre au locataire pour l’informer du gel du compte et des nouvelles instructions. Cette communication est cruciale pour maintenir la relation locative. Nous assurons la continuité des services. L’eau, l’électricité, l’entretien, tout doit fonctionner. Nous tenons une comptabilité séparée pour l’immeuble hérité. Chaque euro ou shekel entrant et sortant est tracé. Cette comptabilité servira à la déclaration fiscale et au partage de la succession. Nous ne gérons pas la procédure de succession elle-même, qui relève de l’avocat. Mais nous gérons l’actif immobilier pendant cette procédure. Cette séparation des rôles est claire. L’avocat gère le droit, nous gérons l’exploitation. Cette complémentarité sécurise votre patrimoine. Pour plus de détails sur la gestion des charges, consultez notre article sur payer les charges en Israël. Notre intervention permet de réduire le stress administratif. Vous n’avez pas à gérer les appels téléphoniques avec la mairie ou le syndic. Nous le faisons pour vous, avec les références juridiques appropriées.

Ne laissez pas les loyers s’accumuler sur un compte gelé sans information au locataire. Envoyez une notification écrite immédiatement après le décès. Cette démarche simple évite 90% des litiges futurs. La transparence avec le locataire est votre meilleure protection juridique.

GII, Gestion Immobilière en Israël

Gestion locative en Israël pour propriétaires francophones. Bureaux à Netanya, 26 Dizengoff. Une question sur votre bien ? Écrivez-nous.

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